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mardi 27 décembre 2011

l'or du Dolpo


L'or du Dolpo
RAPPORT DE KEDAR SUR LE DOLPO

« La nature du Dolpo est en danger. Le yarsakumbu a été considéré au départ comme une manne tombant sur le peuple défavorisé du Dolpo, mais la manne est devenue catastrophe du fait des conséquences malheureuses de la cueillette sur la vie des habitants et sur l’écosystème de la région.
Chaque année, des milliers de « visiteurs » envahissent le Dolpo à la recherche des précieux specimen. Il y en aurait eu environ 40.000 ce printemps 2003 (NDLR : le Dolpo abrite environ 10.000 habitants et la Tarap 1.000), venant des districts voisins (Rukum, Jajarkot etc.). Rien que pour la Tarap il y avait environ 5.000 cueilleurs arpentant les montagnes de mai à juin. Des centaines de tentes étaient plantées ici et là dans les montagnes. Certaines servaient de restaurants ou de débits de boisson, d’autres proposaient, grâce à des panneaux solaires, des films indiens en vidéos. On parle aussi de commerce sexuel avec pour monnaie d’échange le yarsakumbu. Etaient aussi présents dans la Tarap des centaines de villageois du Nord Dolpo (où on ne trouve pas de yarsakumbu) et des commerçants de Dhorpatan, Kathmandu et du Tibet !!! Leurs centaines de chevaux paissaient sur les terres des Tarappas. Ces « visiteurs » ont tué pour se nourrir des centaines de marmottes et de lièvres.
Ils ont piétiné des terres fragiles et creusé dans les pâtures des milliers de trous. Ils ont arraché les buissons pour leur feu. Tout l’écosystème de la montagne en a été affecté !!!

Environ 90 % des écoles du district étaient fermées. Même le lycée de Dunaï (chef-lieu du Dolpo) n’avait aucun élève à cette période !!!
Tous les villages étaient presque vides. Seuls les personnes inaptes à la marche et les très jeunes enfants gardaient les maisons !!! Les autres enfants étaient mis à contribution car, de leurs yeux perçants, ils arrivent à bien repérer la pousse de yarsakumbu affleurant la neige.
Crystal Mountain School a dû annoncer deux semaines de fermeture, mais la plupart des élèves furent absents tout le mois.
Début juillet, le sentier pour monter dans la Tarap était encore encombré de voyageurs. Il y avait même des boutiques sous tentes où on pouvait se restaurer. Plus de deux douzaines de tentes / boutiques sont restées implantées à Dho tout l’été (un des deux grands villages de la Tarap) pour « vendre » des boissons alcoolisées en échange de yarsakumbu.

Quel impact terrible sur la vie du Dolpo ! Une grande partie du revenu de la cueillette va à la consommation d’alcool. Certains jeunes gens ne quittaient plus les boutiques, buvant toute la journée. On en a vu dépenser plus qu’ils n’avaient gagné et être contraints de vendre un lopin de terre à des habitants d’autres ethnies, mettant en danger l’authentique héritage du Dolpo.
Autre catastrophe possible : la dissémination du virus VIH, qui pourrait balayer de la terre une génération entière de Dolpopas. Certaines indications font croire que la maladie a pu s’immiscer au Dolpo. Connaissant la grande mobilité des Dolpopas se rendant pour le commerce ou les pèlerinages à Kathmandu, en Inde, au Tibet, dans la vallée de la Bheri, et la liberté sexuelle dont jouit leur culture, il y a de nombreux risques de transmission du VIH. Avec l’agent de santé travaillant dans la Tarap, nous avons commencé à faire de la prévention en informant les villageois des dangers d’une contamination et des moyens de protection possibles. Les amchis et les lamas, qui ont un rôle vital à jouer dans la communauté, ont aussi été informés et impliqués dans la prévention.

UNE REACTION

Vous pouvez imaginer sans peine que le rapport de Kedar a jeté le trouble au sein du Conseil d’Administration.
Tout ce pour quoi nous avons travaillé depuis dix ans mis en pièces par la folie des Chinois et Coréens, toujours à la recherche de l’aliment miracle pour réveiller l’énergie masculine endormie !
Avant la découverte des vertus du yarsakumbu et sa popularité en Asie, le Dolpo était en train d’évoluer doucement, s’ouvrant au monde extérieur après des siècles de vie en autarcie. Un fragile équilibre semblait se faire entre un développement mesuré et la préservation d’une culture unique et originale, équilibre favorisé par l’attachement certain des Tibétains à leurs valeurs culturelles, à leur mode de vie solidement structuré par le bouddhisme, et par une imperméabilité naturelle à la folie humaine.
Mais dans leur désert d’altitude les Dolpopas ont été rattrapés par l’économie marchande mondiale, sa frénésie de consommation, et submergés par une vague de l’histoire à laquelle ils ont peu de chances de résister.
Auront- ils l’intelligence de limiter les dégâts de cette projection ultra-rapide dans le 21ème siècle et de sauver les valeurs culturelles qui font d’eux un peuple si attachant ?

UNE ACTION

Pour pouvoir continuer sereinement le patient travail commencé il y a 10 ans par Action Dolpo, il nous fallait en avoir le cœur net et recevoir quelques explications des Dolpopas et des étudiants, en âge aujourd’hui de comprendre ce qui se passe dans leur région et de donner leur avis sur la situation. Nous avions besoin de connaître le point de vue de ceux qui vivent cette mutation de l’intérieur et qui sont, en premier chef, intéressés par les avantages et les inconvénients de la ruée vers « l’or du Dolpo ».
Ayant eu connaissance de la présence des principaux chefs de villages à Kathmandu pour un pèlerinage d’hiver, la présidente est allée les rencontrer dans la capitale népalaise.
De plusieurs réunions avec eux et avec les grands élèves, il en est ressorti que tous sont conscients du risque pour le Dolpo de perdre son identité culturelle et pour les habitants, leur santé.
Ils n’étaient cependant pas suffisamment au fait des dangers à long terme pour les pâturages et l’écosystème fragile de la montagne de la présence insistante et répétée de milliers de passants armés d’outils (dégradation des pâturages à disparition des yaks à disparition de la vie au Dolpo).

Les villageois ont bien tenté d’endiguer le flot anarchique des chercheurs de yarsakumbu, en contrôlant les principaux passages dans la montagne et en percevant une taxe cueillette,
destinée à alimenter un fond commun. Mais ils ont été coiffés sur le poteau par les « maoïstes » qui, depuis plusieurs années, viennent alimenter leur guérilla en prélevant 5 % des récoltes et qui ont trouvé intéressante l’idée d’une taxe supplémentaire (la faisant passer de 200 à 500 Rs pour les besoins de la cause !).
Personne ne peut résister au pouvoir des armes, et les Dolpopas ont dû céder la place aux rebelles, qui n’ont aucun souci d’écologie et ne sont intéressés que par la collecte de fonds. Malgré leur bonne volonté, les villageois ont été impuissants à contrôler leurs terres et personne ne voit comment contourner le problème tant que durera le conflit armé qui désorganise le Népal.

Nous rappelons que le Dolpo tibétain n’a pas d’affinités avec le mouvement maoïste. Il en est la victime car les guérilleros y sont très présents, depuis qu’ils ont, à force d’attaques répétées de leurs postes isolés, obligé l’armée, la police et les gardes du Parc Phoksumdo à se réfugier à Dunaï, chef- lieu du district. Ils règnent en maître sur les vallées, ne trouvant devant eux aucune opposition – et pour cause ! Il n’y a donc plus d’autre loi que la leur au Dolpo.

Les étudiants, très matures, sont très conscients de ce qui se passe et bouillent d’impuissance et d’impatience de revenir au pays. Ils pensent qu’il serait possible de limiter les dégâts et qu’une résistance passive/active aux maoïstes dans le but de reprendre un certain contrôle sur le flot des visiteurs dans la région est possible, à condition d’une très grande union des villageois. Cela s’est déjà fait dans d’autres zones du Népal. Il serait difficile à des combattants isolés dans une région difficile d’accès et dont la satisfaction des besoins alimentaires repose sur la coopération, volontaire ou non, des villageois, de résister longtemps à l’hostilité ouverte d’une population entière – ou alors il leur faudrait déployer des troupes importantes, capables d’obtenir par la force ce qu’ils n’arriveraient pas à obtenir par la persuasion, mais avec le risque pour eux de démultiplier les problèmes.

Les élèves ont très envie d’aller à la rencontre de leurs familles dans les villages, de les encourager à établir des règles de fonctionnement concernant la fréquentation des villages, des pâturages, l’installation de commerces, la vente de terres aux « étrangers », la consommation d’alcool, etc.
Malheureusement, leurs grandes vacances ont lieu en hiver, période où il est difficile, voire impossible de monter dans le Haut-Dolpo, et leurs vacances d’été sont trop courtes (15 jours) pour permettre le voyage. Le sort a voulu que cette folie du yarsakumbu survienne quelques années avant le retour - diplômes en poche - des premiers étudiants sur place pour travailler. Nous sommes persuadés avec eux que, quand ce jour viendra, certains des dysfonctionnements constatés pourront être limités, et l’évolution du Do lpo pourra se faire à nouveau avec bonheur.

Souhaitons qu’avant cela le pays ait retrouvé son calme et les belles montagnes du Dolpo, la paix des cimes !

Marie Claire Gentric

mardi 20 décembre 2011

Action Dolpo





To the north of Bodhgaya, 
the site of enlightenment
And the south-west of Samye, the first monastery With an unbroken continuance of Kailash rangeLies this sacred pilgrimage of Rivo-BudhaIn the center of Dolpo, the hidden landThe faces of the rocky cliffs resembling Mandala offeringThe rivers and rivulets like offerings of holy waterAbove the confluence of three rivers liesThe sacred site of fulfilling one’s every wishesOn top of mountains in the shape of heartsLies the Rivo-Bumpa in the middleOn its right, the Pemma-BumpaAnd Guru-Bumpa to the left

samedi 17 décembre 2011

Action Dolpo

Un film de 52 mn de Eric Valli sur le yarsakumbu au Dolpo.

Le 18/12 à 17:40 sur France 5
Le 25/12 à 18:00 sur France 5 

(horaire à vérifier).


dimanche 27 novembre 2011

Tarap N° 39

Le journal Tarap N°39 vient de paraître...Prenez le temps de lire le rapport de Marie Claire Gentric, Fondatrice d'Action Dolpo, pour comprendre les bouleversements que vie un peuple dans l'Himalaya, l'effet papillon...
http://action.dolpo.net/tarap/tarap39.pdf

lundi 31 octobre 2011

Récit de Georges ou les raisons de la colère...

Les raisons de la colère.
Me voila pour la troisième fois à Dho. Nous sommes un groupe de cinq personnes cette année, il y Céline et Claire qui étaient avec moi en 2009 et Magalie et Adrien qui découvrent le Népal. C'est la même joie pour tous de se retrouver dans ce petit bout du monde.
Quand je parts rendre visite aux parents de mes filleuls c'est Yangzom qui vient m'accueillir avec une Kata et, ô surprise ...

retrouvez la suite du récit sur le site rubrique récits


Dolpo2011

mardi 25 octobre 2011

Le Grand Bivouac


Notre antenne savoyarde d' Action Dolpo a participé cette année avec l'agence TIRAWA à la 10 ème édition du festival du voyage "Le Grand Bivouac" à Albertville.


jeudi 22 septembre 2011

Carte du Dolpo




Marie Claire retrouve le Népal en cette fin d’été. C'est dire qu'au moment où vous lisez ce bulletin, Marie Claire est au Népal.
Début octobre, c’est avec intérêt et passion que nous prendrons connaissances des nouvelles rapportées dans ses bagages. Celles-ci proviendront notamment des résultats de ses rencontres, échanges et autres actions conduites tout au long de son séjour.

Sa mission peut se résumer ainsi :

A Kathmandu,
Marie Claire  opérera une  action de supervision sur fonctionnement de la résidence (nouveaux besoins, gestion, vie du personnel, relations avec le propriétaire, les études, les écoles etc…).
Egalement, un échange est prévu avec le WWF en vue d’une collaboration sur l’environnement au Dolpo.
Enfin, une rencontre doit avoir lieu avec l’ambassadeur de France au Népal, rencontre au cours de laquelle Marie Claire présentera l’association et son projet.

A Dunaï,
Deux rencontres, véritables séances de travail, sont prévues en présence de Kedar.
Une première doit avoir lieu avec le DEO (District Education Officer)  en prévision des futures nominations d’instituteurs et de professeurs.
Une seconde, prévue avec le médecin responsable du Centre Médical du district, devrait conduire à solliciter, auprès du

gouvernement,  l’obtention de la prise en charge des infirmières et « health assistants », formés actuellement et dans l’avenir, pour tout le Dolpo. Ce dispositif se substituerait à celui en place, des « health workers », seuls appointés par l’administration. Ce sera également l’occasion d’échanger avec lui sur le « projet santé » dans la Tarap.
Puis un échange avec les personnalités politiques, action sensible, est envisagé.


A Tarap,
Plusieurs actions sont prévues, en direction notamment des enseignants et des villageois.
Tout d’abord, Marie-Claire devrait s’assurer du bon fonctionnement de CMS, tant du point de vue matériel (gestion des locaux, du matériel, etc…), qu’éducatif, concernant le travail des enseignants, et leur comportement. Elle sera aussi attentive à l’expression de leurs doléances et/ou suggestions.
Ensuite, une prise de connaissance de la situation relative à la maintenance du système solaire et du bâtiment d’école bioclimatique sera nécessaire. Il convient de constater les dysfonctionnements, afin d’envisager les améliorations qui s’imposent.
Le nouveau dispensaire sera également visité, afin de s’assurer de son bon fonctionnement.
Enfin, quatre actions vont concerner directement les villageois :
- visiter  la coopérative,
- réunir les villageois dans des meetings, afin d’obtenir d’eux toutes les informations sur les nombreux sujets qui nous concernent de prêt ou de loin, puis envisager avec eux des projets pour l’avenir,
- relancer le projet « environnement », à savoir rebâtir l’Eco Club à CMS, réaliser des actions « coup de poing » dans la vallée pour enseigner aux villageois l'utilisation des puits à ordures (par exemple, journées de ramassage des déchets par les élèves), sensibiliser à la protection des léopards des neiges, etc…
- représenter l’association lors des cérémonies importantes qui vont avoir lieu en septembre, notamment lors de l’inauguration par Ramjam Rinpoche du nouveau dispensaire, et lors de sa visite à Crystal Mountain School.

vendredi 17 juin 2011

Tarap, d'un monde à l'autre


Le réalisateur Hervé Tiberghien est maintenant parvenu dans les hauteurs du Dolpo où il a commencé le tournage de son film.
Hervé nous tient au courant chaque semaine de l'évolution de son reportage grâce à un téléphone satellite.
Il nous plonge dans ses impressions et nous fait vivre les moments partagés avec une population aux antipodes de l'occident.
La souscription que nous relayons sur notre site http://action.dolpo.net/Souscription.aspx compte déjà plus d'une centaine de particuliers, chacun lui permette de réaliser le film dehors des contingence marketing traditionnelles.
Sont travail est le fruit de longues années de recherche, d'étude. L'aboutissement de ce travail en immersion avec ce peuple permettra de témoigner sur  les rites et traditions d'une culture authentique, isolée. Une tentative pour comprendre son avenir, ce qui la menace ou au contraire ce qui peut la faire évoluer.

Le site web du tournage http://tarap.dolpo.net





Action Dolpo en Savoie

Depuis la fin de l'année 2009 une petite antenne savoyarde d'Action Dolpo s'est mise en place de manière tout à fait naturelle. C'est la conséquence d'un voyage dans la vallée de la Tarap et de rencontres entre des adhérents habitant la même région et qui ne se connaissaient pas. 













Le voyage, je vous l'ai déjà raconté. (http://action.dolpo.net/tarap/Recit2010.pdf)  Il est à l'origine de nombreuses adhésions parmi les participants et leur famille, et d'une sympathie toute naturelle envers Action Dolpo de la part de beaucoup de personnes qui vivent dans nos différentes vallées de Tarentaise voir même jusqu'en Isère. Il est aussi à l'origine d'une rencontre du bout du monde avec une voisine de la "yaute" qui est maintenant devenue une amie. Tous ces gents passionnés de montagne sont venus spontanément vers l'association et nous tissons des liens de cœur avec ce petit coin du Népal perdu aux confins de l'Himalaya et du Tibet. 
C'est aussi un autre voyage, de nouveaux bienfaiteurs, et un projet d'aide à la mise en route du dispensaire pour cet automne avec une équipe d'infirmières plus motivées que jamais.
 Et puis il y a les autre. Ceux qui n'ont pas encore pu, ou ne pourront peut être jamais se rendre là bas. Il faut être bien motivé pour aider ces gents que l'on ne connais pas, si ce n'est par quelques photos et autres lettres. 
Et ils le sont motivés : A l'image d'Anne-Marie et Jacques Courrier qui se dépensent sans compter pour le bien être de tous les Dolpo-pa. Bien souvent ce sont eux qui m'entrainent vers de nouvelles actions en faveur de nos protégés. Dans leur petit village de Bozel nous participons à la semaine de solidarité, ou au marché de Noël, et à chaque fois notre stand fait un tabac. Quand ce n'est pas leurs amis, leurs familles, ou leurs collègues qu'ils mettent à contribution, c'est presse locale qu'ils invitent et, bien souvent, les articles de la Tarentaise Hebdo ou du Dauphiné Libéré nous amènent de nouveaux amis.
Je ne voudrai pas terminer ce petit texte sans remercier Linda Jay et les membres de l'association culturelle de Saint Jean de Belleville.  
Linda est une véritable artiste, elle a réalisé un magnifique film qui retrace notre voyage au Dolpo. Grace à la complicité de l'association culturelle qui s'est occupé de l'intendance et a pris en charge tous les frais, Action Dolpo a bénéficié d'une bien sympathique soirée, les organisateurs ont réussis le pari de réunir plus de 250 personnes dans un tout petit village d'à peine une centaine d'âmes.
De Beaufort à Aime, de Champagny à Albertville, un petit réseau d'adhérent prend forme, des initiatives se créent et portent bien haut les couleurs du Dolpo.
Georges.

vendredi 10 juin 2011

Les photos du Festival du Népal 2011

La Pagode de Vincennes à accueillit pendant deux jours (le 4 et 5 juin) spectacles, conférences, danses et  musique traditionnelle (il faut retenir SUKARMA.)










regarder: le diaporama de la maison culturelle du népal c'est très beau.










Le stand de l'association

mercredi 8 juin 2011

Tournage du film : tarap d'un monde à l'autre

Le réalisateur Hervé Tiberghien est arrivé à Dhô, dans la vallée de la Tarap ou il a entrepris le tournage de son film pour lequel nous avons fait un appel à souscription.
Hervé vient de publier une première chronique sur un blog destiné à ses souscripteurs, je vous dévoile ici les premières lignes :

J' écris cette chronique depuis une des classes désertées de Crystal Mountain School, l'école sur le toit du monde. Je suis attablé à un pupitre de haut bois, scarifié par des armées de petites mains enfantines. L'école déploie son enceinte au milieu de la vallée en dehors du village. Elle est dominée par le poste de télécommunication et sa grosse parabole sourde. Le téléphone est en panne et bouddha seul sait pour combien de temps....


Pour suivre l'évolution de son tournage il est équipé d'un téléphone sattelitaire et nous transmet un bulletin à chaque fois qu'il est possible de le faire...

mardi 26 avril 2011

Vallée de la Tarap


Fresque de la vallée de la Tarap. On y reconnait les différents villages de Dho au premier plan à la confluence des deux rivières ainsi que le monastère. 

Plus loin dans la vallée de gauche on distingue Crystal Mountain School et le village de Karar ou il y a mes filleuls, ainsi que les villages de Tokiu. 

La vallée de droite permet de se rendre à Charka après avoir franchit deux cols à plus de 5000M d'altitude.
Sur cette magnifique fresque on peut voir aussi des chevaux excellents, des yacks, des bharals, et même le merveilleux léopard des neiges.

Georges Hudry.

http://www.facebook.com/profile.php?id=1342690112







vendredi 22 avril 2011

Sortie du journal TARAP N° 37

En ce début d'année 2138,  l'année du Losar sous le signe du lièvre de métal, de nombreuses nouvelles nous viennent de la Tarap, cette vallée nichée à plus de 4000 mètres d'altitude.

Lisez  ce Numéro 37 :

http://action.dolpo.net/tarap/tarap37.pdf

Bonne lecture !

dimanche 27 mars 2011

Les classes d'hiver : une gageure dans la Tarap




C'est un vrai succès et nous allons continuer. Phurwa Lama en a pris la responsabilité. Deux autres enseignants, Nima Tarkey, un ancien étudiant de Crystal Mountain School, et Dharkey Gurung, l'assistant du poste de santé, le soutiennent. Rinzin a décidé de ne pas le faire cette année. Phurwa et Passang quant à eux vont continuer des cursus complémentaires cet hiver à Kathmandu. Trois autres personnes dont un cuisinier prennent également soin des élèves, qui sont au nombre de 40 à partir de la classe 1.
Mais les difficultés et les challenges sont énormes : alimenter en eau près de 50 personnes alors que la rivière est gelée, faire la cuisine, transporter du matériel du village et surveiller ces 40 enfants en "internat". C'est pourquoi cette année l'encadrement comportera donc six personnes. 

Dispensaire Bioclimatique


Il est sorti de terre, ou plutôt de la montagne.
Il trône solitaire sur son promontoire de pierres taillées à une altitude de 4200 mètres.
Il ressemble à une maison sobre mais lumineuse.
Sa façade de verre luit au soleil himalayen dont il aspire les rayons pour mieux se réchauffer et en restituer la chaleur la nuit.


« Il », c’est le bâtiment bioclimatique à destination de dispensaire qui a été construit par Kedar dans la Tarap en 2010.
Qu’est-ce qu’un bâtiment « bioclimatique » ?


C’est une construction intelligente, utilisant des matériaux locaux (pierre, sable, bois, terre crue et cuite etc.) dont la structure est bâtie de telle sorte à apporter et conserver une température relativement constante à l’intérieur du bâtiment, indépendamment des variations extérieures. Dans la Tarap, les deux constructions bioclimatiques réalisées par Action Dolpo - l’école et le dispensaire - visent à emmagasiner la chaleur du soleil le jour pour la restituer la nuit. Aucune technologie complexe n’a été importée : le seul élément absent du Dolpo, le verre, a été acheté à Kathmandu pour habiller la façade des bâtiments.
Le dispensaire a vu le jour grâce à une chaîne humaine, où chaque acteur a joué son rôle : Marie-Claire Gentric pour l’idée et la gestion du projet, Paul Mirmont pour ses compétences dans la conception de bâtiments en solaire passif, Kedar pour l’excellence du développeur et du maître d’œuvre, la fondation EcoHimal pour un financement à hauteur de 10 000€, François Cheval pour le financement du reste des coûts, soit 20 000€ jusqu’à présent, auxquels s’ajouteront en 2011 les surcoûts de construction attendus (pour exemple : le prix du bois de construction a été multiplié par 5 en 2010 !).


La construction du bâtiment est terminée,  les finitions intérieures seront menées à bien par Kedar en 2011: enduits, planchers et aménagements. 


Marie-Claire

Intronisation d’un Tulku


La Tarap a connu de nombreux maîtres bouddhistes réputés. Le dernier d’entre eux, Kagar Rinpoche, a été l’ami de Corneille Jest et a fait l’objet de son livre « Tarap, une vallée de l’Himalaya ». D’après la tradition du bouddhisme tibétain, il était la sixième réincarnation de Kagar Rinpoche. Le jour où il mourut, il y eu une chute de neige comme on en voit rarement. Quelques jours auparavant, il conduisit des prières dans la maison des parents de celui qui allait devenir sa réincarnation. Preuve s’il en était besoin pour les habitants, qu’il était un homme remarquable. A son décès, son corps resta 13 jours en position de méditation, signe de son degré d’illumination.


Le nouveau Kagar Rinpoche est un jeune homme de 20 ans né au village de Mukot dans la vallée de la Barbung. Il poursuit des études bouddhiques au Bouthan, à la fin de celles-ci il viendra s’installer définitivement au Dolpo.

C’est Rabjam Rinpoche qui présidera la cérémonie d’intronisation du 7ème Kagar Rinpoche début septembre, un évènement unique qu’aucun villageois ne voudra manquer.
La Tarap s’apprête à recevoir dignement le grand Rabjam Rinpoche. Pour loger le maître il a été demandé à Kedar - un des coordinateurs du festival - de céder pour quelques jours une pièce du nouveau dispensaire. Dès son arrivée au Dolpo en avril, Kedar devra se dépêcher d’aménager une salle du bâtiment bioclimatique pour honorer l’invité de marque, qui en retour consacrera de sa présence hautement vénérée par le peuple, ce lieu destiné à recevoir et soigner des malades : une inauguration digne des monuments les plus saints !

Marie-Claire

mercredi 23 février 2011

Festival Buddha Ribo




Il est célébré tous les 12 ans dans la vallée de Dho-Tarap au Dolpo. Il commencera cette année le 6 août et devrait durer jusqu’à la fin du mois. Les pèlerins et les visiteurs des communautés et des districts alentour affluent pour partager avec leurs voisins cette grande fête traditionnelle. C’est une merveilleuse occasion pour eux de renouer de vieilles amitiés et des liens anciens. C’est aussi le moment pour les jeunes filles de faire admirer leurs vêtements en beaux tissages traditionnels et pour tous les jeunes de montrer aux spectateurs leurs talents de danseurs ou de musiciens.


Son Eminence Rabjam Rinpoche, le maître du monastère Shechen de Kathmandu, de tradition bouddhique Nyingmapa, visitera le Haut Dolpo du 30 août au 8 septembre. Durant les cinq premiers jours, il délivrera des enseignements à tous les moines et aux laïcs et dévots sympathisants dans le monastère de Ribo Bumpa. Il consacrera aussi une immense statue du Guru Padmasambhava dans ce même monastère, ainsi que les nouveaux chörten du monastère de Jampa Gompa. Pour fêter le dixième anniversaire de sa création, une cérémonie aura lieu au Dolpo Mentsikhang (dispensaire amchi), au cours de laquelle le Vénérable plantera des herbes médicinales dans la serre attenante.
Marie-Claire


http://action.dolpo.net/tarap/FestivalTarap2011.pdf

dimanche 20 février 2011

Dolpo Octobre 2010



Ce sont les enfants qui nous accueillent à Dho : joueurs, curieux et en même temps réservés. Installer nos tentes, visiter le monastère et savourer ce paysage grandiose. Le lama propose une visite de sa maison, de sa serre. Des moments inoubliables pour la chaleur, la simplicité de l’accueil.

Moment fort du passage à Dho : l’école ! Dans une semaine la fin des cours et de nombreux enfants sont absents car malades. Kedar et 3 enseignants nous font visiter. Quelle belle réalisation ! Photos, cadeaux sont remis à la famille de Georges : la maman nous donne du fromage séché en remerciement.





le récit complet http://action.dolpo.net/recits.aspx

dimanche 6 février 2011

UNESCO: Pourquoi sauvegarder le patrimoine culturel immatériel ?

Un des premiers élève nous écrit...

Tshering Dorjee est un des premiers élèves de Crystal Mountain School. Aujourd'hui étudiant en optométrie à l'université de Katmandou, il nous fait part de son inquiétude pour les nombreux élèves des classes secondaires qui ne peuvent pas accéder à l'université.




    

lundi 24 janvier 2011

Appel à Souscription




TARAP : d'un monde à l'autre

présentation de la souscription
(click sur image)
le site et le blog  de Hervé Tiberghien pour le tournage


L'association Relaye la demande du réalisateur Hervé Tiberghien pour lancer une souscription et l'aider dans la production de son film sur le Dolpo.

dimanche 23 janvier 2011

Des nouvelles de Kedar





Kedar Binod Pandey, pilier de l'association au Népal, nous fait part dans son dernier courrier, des évolutions que rencontre le Dolpo et la vallée de la Tarap. 


Nous devons nous réjouir que Crystal Mountain School compte maintenant 181 élèves, et que les équipes faisant du trekking dans le Dolpo peuvent désormais être soignées grâce aux postes de soins.

En revanche, d'autres nouvelles nous préoccupent comme la récolte du Yarsagumba, devenu l'objet d'une véritable chasse au trésor dans le Dolpo. Cette plante, achetée par la Chine à prix d'or, possède des vertus médicinale : considérée comme un antibiotique naturel, elle intervient dans le traitement de fond contre l'hépatite B. Chaque année des populations provenant d'autres régions étrangères au Dolpo viennent en faire la récolte. 
L'apport de ces nouvelles populations entraine toute une série de  problèmes pour les habitants du Dolpo, dont la vie sociale s'en trouve bouleversée : le calendrier des plantations et des récoltes de l'orge, leur principale culture, est ainsi décalé. 


En outre, Le Yarsagumba lui-même se raréfie en raison de sa récolte intensive. Il met ainsi en difficultés les villageois qui ne peuvent plus l'échanger contre de la nourriture avec le Tibet voisin.







vous trouverez des détails sur cette plante le Yarsagumba ou Cordyceps sinensis sur Wikipédia:
http://en.wikipedia.org/wiki/Cordyceps_sinensis


jeudi 13 janvier 2011

Dispensaire Bioclimatique


La construction du dispensaire a été une épreuve difficile, la mousson à rendue la construction compliquée. L'intérieur n'est pas terminé mais le toit à été posé avant les premières neiges.
  
Le coût de l'acheminement du bois et des pierres de constructions ont été un défis pour la construction de cet édifice solaire. 
2011 est l'année du challenge pour terminer l'intérieur composé  de quatre chambres, deux salles de bains, deux salles d'examens, une cuisine et une salle à manger. 

dimanche 2 janvier 2011

Joyeuse année

Action Dolpo vous souhaite une heureuse année 2011.


L'exemplaire générosité dont vous avez fait preuve en dépis d'une situation économique difficile a permis de faire avancer les projets à grand pas.
Le dispensaire presque terminé en ce début 2011, c'est le témoignage de votre aide, nous espérons pouvoir réduire la mortalité des enfants en bas age encore trop élevée, les succès scolaires et les premiers Dolpo-pa devenus universitaires sont une chance pour la préservation de la culture du Dolpo.
Sans l'aide que vous avez apporté à ce peuple de l'Himalaya rien n'aurait été possible.


Merci à tous.
Bonne Année.